Simple
EAN13 : 9782234083240
ISBN :978-2-234-08324-0
Éditeur :Stock
Date Parution :
Collection :La Bleue
Nombre de pages :208
Dimensions : 22 x 13 x 1 cm
Poids : 266 g
Langue : français

Simple

De

On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

Julie Estève (Auteur) a également contribué aux livres...

Moro-Sphinx

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Julie Estève

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2 Commentaires 4 étoiles

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Commentaires des libraires

Un éternel enfant

5 étoiles

Par . (Librairie Papeterie Aux Lettres de Mon Moulin)

Dans un village corse, Le Baoul est mort quelques années après sa sortie de prison.
Le Baoul, c’est Antoine, un homme un peu étrange qui parle à sa chaise en plastique, un simple d’esprit qui a une mémoire sans faille et révèle la vérité sans filtre, ce qui souvent dérange dans cet endroit où tout circule très vite.
L’idiot du village est un être fragile, sensible, vulnérable ; donc insulté, frappé, le bouc émissaire des autres habitants.
Quand Florence, la fille Biancarelli de seize ans, est retrouvée morte, alors qu’elle était l’amie d’Antoine, tout semble accuser le jeune homme, il est le coupable idéal. Sans défense, il est incarcéré.
Mais que s’est-il réellement passé ?
Dans un langage drôle, simple, Antoine va nous raconter cette histoire à sa façon en menant sa propre enquête.
Cet éternel enfant est un être touchant, poétique.

Commentaires des libraires

Un bouc émissaire facile

3 étoiles

Par .

Dans ce petit village corse, c’est le jour de l’enterrement d’Antoine Orsini, un homme que personne ne regrettera, surtout pas la mère Biancarelli crachant sur sa tombe. Elle a toujours vu en ce « mongole » l’assassin de Florence, sa fille retrouvée morte alors qu’elle n’avait que seize ans.

Mais c’est Antoine, le « baoul », l’idiot du village qui va nous raconter son histoire dans son langage de simple d’esprit. Et ce langage c’est bien sûr la force et l’originalité du récit. Dans la bouche d’Anto, tout est normal, évident, sans filtre. Aucun jugement, aucune colère. Sa famille l’a toujours rendu responsable de la mort de sa mère lors de l’accouchement. Son père, un alcoolique violent n’hésite pas à l’en punir. Il trouverait presque ça normal. Ses seuls amis et confidents sont une vieille institutrice bien trop vite disparue, une peluche et parfois la jeune Florence.

De l’enfance à l’âge adulte, chacun se joue de lui, le moque et bien évidemment l’accuse lorsque l’on retrouve le corps de Florence avec sa peluche dans les bois. Il fera quinze ans de prison. L’auteur déploie le récit gardant toujours le mystère sur les circonstances de l’accident.

Derrière la langue du baoul, Julie Estève peint la méchanceté envers un bouc émissaire. Les habitants de ce petit village corse ne sont pourtant pas irréprochables. Mais il est toujours plus facile de rejeter le mal sur un pauvre innocent. Un village malsain qui tue aussi l’innocence de Florence, jeune adolescente, prête à tout vivre ses rêves de liberté.
Bien évidemment, l’histoire du baoul et de Florence ne peuvent qu’émouvoir. Pourtant la langue du baoul ne m’y aide pas du tout. J’ai surtout ressenti de la pitié pour cet homme, regrettant l’insistance sur la saleté, la bêtise du personnage.
Le langage ne fut pas une originalité suffisante pour faire de cette simple histoire une lecture mémorable.