Conseils de lecture

Le mariage de Pavel
17,00
par (Libraire)
26 février 2016

Le Russe Blanc

Dans « le mariage de Pavel », Jean-Pierre Milovanoff nous raconte l’histoire de son père, ce russe blanc arrivé en France en 1919.
Dans la première partie du livre, Jean-Pierre Milovanoff relate son enfance avec Léonie, sa grand-mère, Rénata sa mère et Ondine sa tante, ces trois femmes qui formaient un clan face à Pavel, son père, cet exilé, cet apatride au passé tragique.
Rénata l’institutrice et Ondine la danseuse chorégraphe, étaient deux sœurs unies, inséparables. Leur complicité fusionnelle sans limite, mettait Pavel, le mari de Rénata à l’écart, allant même jusqu’à briser sa carrière lorsque Rénata refusa de partir aux Etats-Unis puisqu’Ondine, sa sœur n’acceptait pas de les y accompagner.
Ce jeu subtil entre les deux sœurs n’a cessé de faire de Pavel un exilé y compris dans sa propre maison.
Dans la deuxième partie du roman, c’est Pavel, homme peu enclin aux confidences, qui un soir de désespoir, ou de sentiment d’urgence de parler à son fils, décide de se confier à Jean-Pierre. Il lui révèle alors le récit de sa vie. Son amour infini pour sa mère décédée trop vite, il n’avait que huit ans, ce qui le plongea dans une grande solitude face à une belle-mère détestée et alors que la Révolution menacée sa famille bourgeoise, Pavel prend la décision de s’enfuir de chez lui et de ce pays hostile, il n’a alors que quinze ans.
Après son arrivée en France en 1919, Pavel fait des études puis obtient un poste d’ingénieur en minéralogie dans les Cévennes où il se marie avec Rénata, mais la présence permanente d’Ondine à leur côté, fera de sa vie un perpétuel exil. Pavel sera condamné à vivre dans une extrême solitude malgré la présence des siens.
Un superbe roman sur la figure du père.


Otages intimes
18,80
par (Libraire)
29 août 2015

Grand Roman

Etienne est photographe de guerre, il n’a cessé de quitter Emma, la femme qu’il aime pour remplir sa mission : Témoigner, Informer de la Violence des Hommes.
Ce métier l’a mené au coeur du danger, dans l’horreur d’un pays à feu et à sang, où il a été pris en otage.
Après de longs mois de captivité et d’avilissement, pendant lesquels il a lutté pour ne pas s’effondrer, il est enfin libéré.
Pourquoi lui ? Après quelles négociations ?
Des questions auxquelles il aimerait pouvoir répondre.
Pour Etienne, l’épreuve n’est pas finie car s’il est libéré de ses geôliers, il n’est pas libre dans sa tête. Pour ne plus être captif de ses pensées, il retrouve sa mère, Irène. Elle a tenu tout ce temps, grâce au seul espoir de le revoir vivant, lui, son petit.
Dans son village natal, Etienne s’isole des horreurs du monde. Ces amis, Enzo et Jofranka l’entourent de toute leur amitié et convoquent les souvenirs d’enfance pour l’aider à renaître à la vie.
Mais le passé réveille parfois bien des questionnements et des tourments.
Car même si la liberté est là, une part de chacun de nous ne reste-t-elle pas toujours plus ou moins otage de quelque chose ou de quelqu’un ? Ne sommes-nous pas tous confinés dans un certain enfermement face à nous –même ?
Jeanne Benameur nous conduit avec une grande délicatesse sur un chemin qui serpente entre la liberté des corps et l’enfermement des âmes. Une lisière où seule la musique permet l’éloignement du chaos du monde.
Un grand roman.


Re-vive l'Empereur !
22,00
par (Libraire)
29 août 2015

L'empereur Puertolas !

Géantissime ! Génialissime !
Tellement Puertolassien !
Romain Puertolas est vraiment l’empereur du romanesque français ! Dans « Re-Vive l’Empereur ! », il nous offre du rire à - presque - chaque ligne. Et pour celles où l’humour est absent, elles sont empreintes des plus grandes réflexions sur notre société contemporaine.
Napoléonissime ! Monsieur Puertolas !


Péchés capitaux
21,00
par (Libraire)
29 août 2015

Jim et les sept péchés

Dans « Péchés Capitaux », Jim Harrison nous entraîne dans un faux roman policier, portrait des dérives sociétales de l’Amérique contemporaine, à la suite de l’inspecteur Sunderson qui se retrouve au cœur de la tourmente.

Après avoir tenté de sortir sa fille adoptive de l’emprise d’une star du rock malveillante, Sunderson, le célèbre inspecteur de police, s’imagine une paisible retraite dans un chalet où il pourra assouvir sa passion pour la pêche à la truite et son gout pour la marche et la littérature. Le chalet qu’il peut acheter grâce à un subtil chantage lui donne un sentiment de liberté et d’indépendance mais c’est sans compter sur la présence dans le voisinage de la famille Ames, clan au comportement ignoble qui sème le chaos dans tous les endroits où il s’installe.
Malgré ses soixante-six ans, Sunderson inconditionnel épicurien, aime toujours autant la bonne cuisine et le sexe. Il s’accoquine avec une des filles Ames au corps enjôleur, qui lui remplit ses tâches ménagères mais pas seulement, ce qui n’est pas du goût des hommes de sa famille. Des meurtres inexpliqués se succèdent alors dans le voisinage. Bien qu’il ne soit plus en activité, Sunderson décide de mener son enquête, lui qui a appris au fil du temps que le comportement humain est une énigme sans fin. Son alcoolisme et ses dépressions de flic ont lassé Diane son épouse, ce qui a causé leur divorce. L’absence de Diane le fait souffrir car il en est toujours amoureux. Depuis des années, il se détruit à petits feux dans l’alcool et la luxure tout en étant obsédé par la notion des sept péchés capitaux inculquée par le Pasteur dès son plus jeune âge. Il est convaincu que le huitième de ces péchés devrait être la violence qui est une tradition ancestrale aux Etats Unis et qui le trouble profondément car il trouve insupportable toutes les atrocités de notre monde.
Jim Harrison dresse avec une touche d’humour, un portrait grinçant de l’Amérique profonde. Mais bien au-delà, il dénonce les travers du monde contemporain tout en laissant place à l’émotion, la nature et les rivières qui sont toujours des éléments importants dans ses romans.
Lydie BAILLIE pour PAGE DES LIBRAIRES


Notre désir est sans remède
19,30
par (Libraire)
29 août 2015

Ascension et déclin d'une étoile

Mathieu LARNAUDIE nous entraine dans une fiction biographique, il a choisi l’actrice américaine Frances FARMER, actrice des années 30.
A travers ce portrait de femme insoumise, il reconstitue la notion d’icône ou d’idole engendrée par le cinéma hollywoodien.
A la manière d’un artiste peintre, il nous décrit sept tableaux qui nous font parcourir le siècle dernier de 1914 à 1958, périodes d’un monde en pleine mutation : progrès techniques : automobile, aviation, cinéma, télévision, et surtout multiples conflits guerriers mondiaux.
Mathieu LARNAUDIE a choisi l’itinéraire de cette actrice qui après un début de carrière prometteur, se trouve écartée et même internée, parce qu’elle ne sera pas restée à la place qu’on souhaitait lui assigner.
Ce roman est une méditation sur l’image, sur son pouvoir de fascination et d’influence, et surtout sur ces dangers.
Roman passionnant, parfaitement documenté, il nous plonge dans l’univers du spectacle et du divertissement du siècle dernier et nous permet de mieux comprendre le comportement de nos sociétés actuelles.